La cuisine et moi

Bonjour à tous!

Hier, j’ai fait quelque chose d’extraordinaire, en tout cas pour moi: j’ai fait un gâteau aux pommes. Oui, voilà, comme ça, pour le fun, j’ai pâtissé. (Je regarde le meilleur pâtissier sur M6, ça déteint…) Et alors? Normal, quoi! me direz-vous.

Et bah non, pour moi c’est pas normal, je n’aime pas cuisiner et je vis très bien avec! J’adore le meilleur pâtissier et Top Chef d’ailleurs mais ça me donne juste envie de manger, pas de passer derrière les fourneaux.

Ha oui, et je n’ai pas de Thermomix non plus (Diantre, mais comment fait-elle?!)

Je vous propose un petit aperçu de mon passé, de mon présent et de mon futur culinaire.

  • L’enfance en cuisine

D’aussi loin que je me souvienne, me mettre à table pour manger n’a jamais été un problème. Je n’étais pas (trop) difficile: je mangeais quasi tous les légumes, j’adorais les fruits et les desserts. Par contre, manger de la viande était plus compliqué. C’était simplement une histoire de goût, rien à voir avec la cause animale. Je ne savais même pas ce que c’était et ne me posais pas de question sur la provenance des mets présents dans mon assiette. Et j’ai aussi eu une longue période pendant laquelle je mettais des plombes à manger du poisson parce que j’avais peur des arêtes.

Bon, à part ça, rien de spécial. Justement, rien de spécial! Mes parents faisaient à manger pour… manger. Je pense qu’ils n’aimaient pas passer du temps en cuisine, tout simplement. C’était ma mère qui se chargeait des repas du quotidien somme toute classique et sans réel besoin de cuisiner: blanchir, ciseler, déglacer, presser, émulsionner ou tamiser…

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Bon à leur décharge, ils avaient leur spécialité: mon père faisait son poulet rôti du dimanche quand on avait des invités. C’était un régal: la peau croustillante et doré, l’odeur alléchante qui se répandait dans la maison, les marrons luisants et appétissants tout autour de la bête, les conversations et les rires autour de la table dressée pour l’occasion… Et j’ai aussi eu la chance de manger des crêpes toute l’année grâce à ma mère, pas juste à la Chandeleur. J’entends encore le bruit caractéristique de la pâte déposée dans la poêle chaude, une espèce de pschiiiiiit crépitant très long. Je suis sûre que vous l’entendez aussi, hein? Je me souviens de la quantité impressionnante de crêpes, facile 10 – 12 cm d’épaisseur! Nutella, confiture, sucre, chantilly, miel etc, etc… C’est vraiment de très bons souvenirs.

img_3732Donc, finalement, je n’ai jamais vraiment vu mes parents cuisiner. On mangeait bien, à notre faim avec de temps en temps de petites fantaisies.

Mais cela n’explique pas tout quand même. En fait, j’avais une chance sur deux d’aimer cuisiner ou pas. Du côté de ma mère, je crois que cuisiner, c’est pas leur truc. En tout cas en ce qui concerne les femmes parce que mon oncle, lui, est… cuisinier avec son épouse dans la Drôme. Je vous invite d’ailleurs à aller voir le site de son restaurant en cliquant ici.

Ma mère m’a raconté que lorsqu’elle était enfant, ma grand-mère répétait les mêmes plats toutes les semaines. Par exemple, le mardi c’était saucisses/lentilles, le mercredi c’était raviolis et ainsi de suite. Donc, j’en déduis que ma mère n’a pas non plus vu sa mère cuisiner… Attention, ce n’es pas une critique, j’énonce juste des faits. Cuisiner lorsque l’on a 6 enfants à charge, ça doit pas être évident hein!

Par contre, du côté de mon père, il y a de la cuisinière aguerris! Ma grand-mère est une très bonne cuisinière et ma tante aussi. Quand ma grand-mère venait manger chez nous, elle se proposait de ramener le dessert. Elle arrivait les bras chargés de 3 ou 4 desserts!! Des tartes croquantes, des gâteaux plein de crème, des salades de fruits énormes. Et je me souviens du cassoulet que faisait ma tante. Plusieurs plats fumants sur la table et tout un tas de gens autour pour les déguster. Je les ai souvent vu aux fourneaux mais je préférais manger en fait!

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Verdict: j’ai basculé du côté de ma mère et ça me va très bien. Alors que s’est-il passé lorsqu’il a fallu que je me fasse à manger moi-même?

  • Le célibat et la cuisine

Et bah ça a donné… les pâtes au gruyère!!! Yeeeeaaaahhh! Me voilà seule dans mon appartement.

J’ai 21 ans, je n’aime pas cuisiner et pour couronner le tout, j’ai la flemme! Je me contente de pâtes au gruyère et de pommes de terre sautées. Miam, j’adore ça.  Des pâtes, tout plein de gruyère par dessus et hop au micro-onde. Je me souviens du gruyère qui crépitait dans l’assiette et de l’odeur de fromage fondue quand je la sortais. Odeur qui restait un moment dans l’appareil… Je m’installais sur le canapé, devant la télé en regardant ma série favorite du moment. Je me sentais trop bien, juste un peu lourde après! 😀

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Je vous avoue que j’en mange encore de temps en temps et je ne m’en lasse pas.

Moi qui aimais beaucoup les légumes, ils avaient tendance à végéter dans le frigo en attendant la case poubelle parce qu’immangeables. (J’ai honte quand j’y repense!!) Laver, éplucher, couper… Non, ce n’était pas pour moi.

Le seul moment où je cuisinais c’est quand j’avais du monde à dîner. Là, c’était un vrai plaisir. Je cherchais mes recettes, je faisais les courses en conséquence et je passais l’après-midi aux fourneaux, dans ma kitchenette pas bien pratique et sans trop de matériel mais ça me plaisait.

J’ai interrogé mon amoureux sur ses repas de célibataire. Il ne mangeait pas souvent chez lui (le malin!) et quand c’était le cas, son plat favori, c’était pâtes au thon ou steak haché/œuf au plat. On est tous pareil finalement: vite fait, bien fait et bon!

D’ailleurs, quand je me suis installée avec mon chéri, je vous le donne en mille: RIEN N’A CHANGE ou presque!

  • Le couple en cuisine

Rien n’a changé parce que l’artiste en cuisine, c’est mon homme! Et oui, je fais partie des chanceuses qui ont un amoureux fort en cuisine. Lorsqu’il cuisine, il crée. Pas besoin de recette, il check le frigo et les placards et c’est parti. Je dois dire que dans 98% des cas, ces plats sont étonnants et très bon. Comme tout artiste, il a des loupés mais c’est rare.

Parfois, il faut que je m’y colle et là, pfffff, quel ennui! Cuisiner au quotidien est pour moi terriblement rasoir. Quand j’étais seule, c’était facile mais à deux, il faut quand même faire un petit effort. J’essaye mais pas trop. Les croques-monsieur, ça compte??? Alors des fois, il rentre tard, j’ai rien fait à manger et on s’engueule parce que « oui, j’ai rien fait mais bon ça me saoule de cuisiner quoi, hein, tu comprends?? »

Avant la naissance d’Olivia, on allait au resto souvent, une à deux fois par semaine. Notre QG, c’était la chaîne de restaurant « La Boucherie ». Mes goûts ont changé, je ne suis pas contre manger de la viande de temps en temps si elle est bien préparée. Le resto, c’est la Suisse du couple en cuisine: neutre, chacun mange ce qu’il veut et personne n’a besoin de faire la vaisselle. C’était le bon vieux temps.

Et la Louloute a pointé le bout de son nez. Elle a changé ma vie de cuisinière (un peu)!

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  • L’enfant et la cuisine

Avoir un enfant a amené la cuisine dans une autre dimension. Au départ, c’est simple, pas de cuisine à faire, juste des biberons par centaine à préparer et à laver. Et d’un seul coup, PAF, il faut leur faire goûter des légumes.

J’avais acheté le Nutribaby de Babymoov et toute contente je préparais ma première purée de carotte pour lui faire tester. Et là, aucun problème pour passer derrière les fourneaux. Effectivement, la recette est assez simple et l’utilisation d’un robot qui cuit à la vapeur et qui mixe est un atout. Mais j’étais malgré tout fière de lui avoir préparé sa première purée.

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Je crois que je me souviendrais toute ma vie du moment où elle a eu la purée dans la bouche! Elle a hurlé et nous regardait comme si on l’avait trahi: « Pourquoi c’est pas le biberon hein?? C’est quoi ce truc dans ma bouche? Il est où mon biberon, bande de scélérat? » Je pense que ça devait donner un truc comme ça dans sa tête. 😀

On a tenté plusieurs fois puis je me suis rendue à l’évidence, mes purées faites avec amour ne lui convenaient pas. Sur conseil de la nounou, j’ai testé un petit pot Blédina et… c’est passé comme une lettre à la poste! Ma chouchoute m’avait trahi à son tour…  🙂

La déception passée de ne pas nourrir moi-même ma fille, j’ai remisé le Nutribaby sur un coin du plan de travail et acheté des tonnes de petits pots bébé puis des assiettes bébé. Elle mangeait super bien et n’était pas difficile.

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Dans le courant de l’été, elle avait à peu près 18 mois, elle a commencé à bouder les petites assiettes. Youpiii, j’ai ressorti mon Nutribaby et je lui ai mitonné de bons petits plats. Quand elle me disait « c’est bon! », j’étais aux anges.

Sauf que depuis quelques semaines, Mademoiselle décide de ce qu’elle veut manger: des pâtes, des patates et éventuellement des tomates. Donc, byebye les petits plats de maman et hello Blédina! Nutribaby prend la poussière…encore.

Pour elle, je cuisine. Pour lui apporter le meilleur, pour lui apporter le goût mais pas de bol on n’est pas toujours sur la même longueur d’onde, elle et moi. Vive Blédina et Cie jusqu’à son prochain revirement!

  • Et après?

Bon, j’ai fait une petite blagounette sur le Thermomix au début de l’article mais en fait j’aimerais bien en avoir un! Mais pas tout de suite, parce que je ne saurai pas où le mettre. Un jour dans ma future maison, dans mon immense cuisine fonctionnelle, trônera le Thermomix. Je le jure! 😉 En fait, je me dis qu’il me donnera peut-être l’envie de cuisiner vraiment… ou pas!

 

Voilà, vous savez tout. Je n’aime pas trop faire à manger sauf peut-être pour ma fille et j’ai fait un gâteau parce que y avait plus de biscuit…

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Alors si toi aussi, tu n’aimes pas cuisiner, bah fais des enfants! (:-D je blague hein!)

Tout au long de l’article, vous avez pu voir des photos prises pendant la confection du gâteau et pour finir, je vous mets aussi une vidéo : c’est par ici.

N’hésitez pas à commenter et à partager!

A la semaine prochaine!

Biz

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6 réflexions au sujet de « La cuisine et moi »

  1. Alors là bravo et encore le mot est faible. FÉLICITATIONS. Tout est dit et c’est juste. Et cette facilité d’écriture. C’est un vrai talent en plus de la photo. C’est hyper agréable à lire, fluide. C’est comme si j’y étais et c’est facile. Puisque il y a quelques années j’y étais. En plus des crêpes, tu as dû manger des dizaines de charlotte aux fruits !!!! C’était mon autre spécialité. J’aime ton histoire avec la cuisine !!! Surtout. Continue d’écrire. C’est génial ma poule

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